V'Asie

28 juin 2018

Fin du voyage : Bilan

Après cinq mois en Asie du sud-est, à parcourir la Thaïlande, le Cambodge, le Laos et le Vietnam, nous rentrons en France. Un voyage qui nous aura marqué par l' "organisation" très typique de ces pays où, sans savoir comment, nous arrivons toujours à bon port ; les streets foods et les marchés avec leurs fortes odeurs ; les sourires et les "hello" à chaque coin de rue ; les (très) fortes températures pour deux petits bretons ; les karokés à toute heure ; les scooters et le trafic routier complètement dingue (la palme est décernée au Vietnam) ; l'histoire de ces pays ; et toutes les rencontres inoubliables...

 

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Et voici le voyage en quelques chiffres :

 

43 villes et villages

55 logements

34 bus (dont 6 pannes... )

16 bateaux

2 trains

une moyenne de 20 euros par jour et par personne

et d'innombrables riz fris au poulet (fried rice) pour Charles !

 

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20 juin 2018

Le sud du Vietnam : jour 130 à 146

Dalat, la ville aux fleurs

Nous sommes arrivés le 12 juin à Dalat, ville du sud du Vietnam, après le dernier bus de nuit de notre voyage. Située sur de hauts plateaux, la ville de Dalat a été construite autour d'un lac et bénéficie d'un climat tempéré, bien différent de ce que nous avons connu auparavant et nous avons presque eu froid (presque). La ville est aussi très appréciée des touristes vietnamiens pour ses nombreux champs de fleurs.

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C'est à scooter que nous sommes allés découvrir les paysages environnants qui s'apparentent aux décors montagneux du nord du Vietnam avec d'importants dénivelés et des routes serpentant entre les collines.

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La ville de Dalat est aussi renommée pour son architecture et un bâtiment l'illustre tout particulièrement : la crazy house. Construite dans les années 1990 et ouverte au public, ce sont plusieurs maisons reliées entre elles par des passerelles. Chacune ont une forme particulière en lien avec la nature et il est facile de s'y perdre entre des escaliers qui vont dans tous les sens et des chambres biscornues.

 

L'île de la licorne (Delta du Mekong)

Après Dalat, nous sommes allés sur une petite île du delta du Mékong, à côté de la ville de My Tho. Il existe quatre animaux sacrés au Vietnam qui ont donné leurs noms aux quatre îles près de My Tho : l'île de la Licorne, du Dragon, du Phénix et de la Tortue.

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Et nous logions sur l'île de la Licorne, dans un petit verger du nom de "Hai Den Homestay". Un havre de paix, bien loin de l'agitation des villes. Il n'existe qu'une route principale qui traverse l'île, les autres sont de petits chemins où circulent de très rares voitures. Nos sorties consistaient donc en de belles balades à vélos sur les sentiers de l'île.

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Un moment loin de tout pour savourer les hamacs et les nombreux repas et desserts que nous aura fait goûter la famille. D'ailleurs, nous repartirons dans le bus avec des beignets de banane (plébiscités par tous les voyageurs qui ont fait une halte dans ce homestay) et de la confiture d'ananas faits maison par May, notre cuisinière préférée.

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Le propriétaire, Than (ci-dessus, le troisième à gauche), a longuement échangé avec nous sur la culture du Vietnam, son histoire, mais aussi sur sa vie et celle de sa famille. Il nous a invité à participer, avec sa famille, au repas de la mi-thêt (ou moitié de l'année) selon le calendrier lunaire. Nous avons également fait la connaissance de ses amis, dont les enfants sont désireux de pratiquer l'anglais, et avec lesquels nous avons pu échanger avec plaisir.

 

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Le traversier rudiementaire pour les scooters et vélos de l'île de la licorne

C'est avec un petit pincement au coeur que nous quittons cet endroit où nous nous sommes sentis comme à la maison. 

 

Ho Chi minh city

Nous sommes arrivés à Ho Chi Minh le vendredi 15 juin. Anciennement appelée Saigon jusqu'en 1975, c'est la plus grande ville du Vietnam.

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Un petit passage de quelques jours durant lequel nous aurons découvert le centre de la ville, les rues animées, les nombreux bars rooftops, les marchés et les divers restaurants.

Pour les voyageurs qui veulent parler anglais avec des vietnamiens curieux, il suffit de se rendre au parc (Cong Vien), c'est de cette manière que nous avons fait la rencontre de jeunes étudiants. Nous avons également pris le temps d'aller au musée des vestiges de la guerre afin de terminer notre séjour sur une note culturelle.

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08 juin 2018

Au centre du Vietnam : Hué et Hoi An (Jour 113 à 130)

Hué, une ancienne cité impériale

Petite nouveauté dans les transports. Pour atteindre la ville de Hué, au centre du Vietnam, nous avons pris un sleeping bus ou bus de nuit. Ce sont de véritables dortoirs avec des lits individuels superposés. Et c'est sur les coups de 6 h que nous sommes arrivés, jeudi 31 mai, à Hué, connue, en partie, pour sa gastronomie et ses spécialités telles que Le Banh bot loc (raviolis de crevettes à la vapeur avec une pâte translucide dans laquelle se trouve une crevette... entière avec sa carapace !). Hué est aussi une ancienne cité impériale du Vietnam - et le seul exemple encore existant à ce jour.

 

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C'est donc de bonne heure, ce jeudi, que nous sommes allés à la découverte de cette cité impériale, construite au bord de la rivière des Parfums au début du 19e siècle. Près de 80% des batîments ont été détruits pendant la guerre face aux américains. Au sein de cette citadelle se trouvait la cité interdite où vivait l'empereur et sa famille.

 

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Durant les dynasties impériales, des tombes ont été élevées aux alentours de Hué. C'est à scooter que nous en avons visité deux d'entre elles : la tombe de Khai Dinh (1885-1925), avant-dernier empereur du Vietnam, construite sur trois niveaux (ci-dessus : photos du haut) et celle de Minh Mang (1791-1841), qui comporte quant à elle pas moins de 40 monuments (ci-dessus : photo du bas).

 

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Plus récent et bien différent, nous avons visité... un parc aquatique abandonné. Aquariums vides aux vitres brisées, manèges rouillés recouverts par les herbes folles, il ne manquait plus que quelques fantômes pour agrémenter le tout. Selon les rumeurs, il y a peu de temps encore s'y trouvaient quelques crocodiles sauvages.

 

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L'autre richesse de la ville de Hué tient au fait qu'elle se trouve à quelques minutes à scooter de la plage. Et nous avons pu en profiter le vendredi en début de journée, avec presque personne. Car si tôt la fin d'après-midi, les vietnamiens viennent en cohue profiter de leur week-end au bord de la mer.

 

Hoi An, un patrimoine conservé

 

Arrivés à Hoi An, c'est une toute autre histoire qui nous attendait car il pleuvait des cordes et nous sommes allés à pied jusqu'à notre hôtel (les taxis se faisant rares en cas de mauvais temps). Et les pluies vietnamiennes n'ont absolument rien à envier aux pluies bretonnes et il ne nous a fallu que quelques secondes pour être trempés de la tête au pied.

 

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Ancien port marchand, la vieille ville d'Hoi An a été miraculeusement épargnée par les guerres du XXe siècle. La ville est inscrite au patrimoine mondiale de l'Unesco depuis 1999, et pour cause, ses ponts, ses vieilles maisons, les lampions et les bateaux qui parcourent la rivière lui confèrent une atmosphère bien particulière. Si Hoi An n'est plus un port depuis de nombreuses années, la ville tire son épingle du jeu par son charme mais aussi par les tailleurs qui en ont fait la renommée. 

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Nous avons aussi déambulé au coeur de la vieille ville, découvrant le pont japonais (qui symbolise leur amitié avec le Vietnam et que l'on retrouve sur certains billets de monnaies), d'anciens temple cantonais et chinois, ou d'anciennes maisons de riches marchands. Nous sommes aussi allés découvrir un spectacle au Lunar center performing. Au programme : arts martiaux et acrobaties avec des musiques traditionnelles.

 

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Vendredi, c'est une rencontre à l'extérieur de la ville qui nous attendait avec M. Phong. Nous l'avions rencontrés, la vieille, grâce aux conseils d'amis voyageurs. Ancien combattant du sud-Vietnam, il raconte l'histoire de son pays, son histoire personnelle et celle de sa famille, le quotidien des vietnamiens et leurs croyances. Après cet exposé, nous avons marché tous les trois dans son village où il nous a présenté, tour à tour, le marché, la maison de son voisin qui fait fermenter du riz pour en tirer de l'alcool (ci-dessus), les élevages de cochons ou de poules, ainsi que les temples. Plusieurs familles ont, en effet, un temple particulier où elles viennent se recueillir, une fois par an, pour prier leurs ancêtres.

Nous devions quitter Hoi An dimanche mais, le chauffeur du bus ayant oublié de venir nous chercher, c'est aujourd'hui, lundi, que nous prenons la route pour le sud du Vietnam.

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28 mai 2018

Cat Ba, un point d’entrée de la baie d’Ha long (Jour 106 à 112)

Vendredi 18 mai, nous quittons Hanoi, la capitale vietnamienne, pour une virée de cinq jours sur l’île de Cat Ba. C’est la plus grande île de la baie d’Ha long et elle n’est située qu’à quatre heures de route de la capitale. L’île est le point de chute privilégié des habitants de Hanoi qui viennent y passer le week-end. Avec, en plus, un tourisme de masse à la recherche de plages privées et d’immeubles de luxe, la partie sud de Cat Ba tend à se dénaturer pour devenir progressivement un Saint-Tropez vietnamien.

 

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Cependant, l’île est étendue et son charme se retrouve vite dès que l’on quitte les sentiers battus. Ainsi, samedi, nous louons un scooter pour découvrir les lieux. Assez vite on en convient puisque l’île ne possède que deux routes principales (bien qu’au moins une autre soit en construction) et toute la partie ouest est uniquement accessible à pied car c’est là que se trouve le parc national de Cat Ba. L’île conserve une faune et une flore riches et, tout du long de notre petit tour à scooter, nous observons de nombreux oiseaux et des paysages pour l’instant intacts, ainsi que quelques plages désertes car excentrées.

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Un lieu historique est aussi à visiter sur Cat Ba. Dimanche, nous montons sur une colline, au sud de l’île : Cannon Fort. Ancien fort construit en 1940, il a ensuite servi aux vietnamiens lors de la guerre contre la France et contre les Etats-Unis. Depuis ce lieu stratégique, ils avaient une vue d’ensemble sur la baie. Des tranchées en bétons sont conservées, ainsi qu’un tunnel (ce qui leur permettaient de se déplacer sans être vus) et deux cannons.

 

33675617_10216421030742787_4706669928848031744_nAu sommet de l'île des singes à quelques encablures de Cat ba

Après ce petit week-end sur l’île, nous partons pour une excursion à bord d’un bateau avec une quinzaine de personnes afin de partir à la découverte des lagons, grottes et nombreuses plages de la baie d’Ha long, mais aussi de la baie de Lan Ha (moins connue mais plus authentique).

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C’est l’occasion d’en apprendre plus sur l’histoire de la baie d’Ha long. Selon la légende, à l’époque où le Vietnam était menacé d'être envahi par les pays voisins, le roi encouragea ses troupes terrifiées en leur affirmant que la baie était protégée par un dragon. L’endroit devint alors une véritable forteresse pour la population et les troupes vietnamiennes remportèrent toutes les batailles en tirant avantage de la cartographie du lieu. De cette histoire naîtra le nom de la baie, puisque « Ha Long » signifie « la descente du dragon »… certains iront jusqu’à dire que les roches éclatées de la baie représentent le corps de l’animal.

 

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Le guide nous a aussi présenté la vie des habitants de Lan Ha baie car ce sont plus de 3.000 familles qui vivent sur des villages flottants (photo ci-dessus), protégés par les îlots des tempêtes de l’océan. C’est l’occasion de s’arrêter sur une ferme de poissons. Ces fermes sont un revenu essentiel des villages de pêcheurs. On y trouve de nombreux poissons, qui servent aussi pour leurs propres mets : mérou, snapper, calamar, poissons-chats, petits requins… Et le lucky fish ! Ce dernier n’est pas destiné à la consommation. Ce poisson est censé accorder de la chance à ses propriétaires et plus il est gros, mieux c’est. Le plus grand de la baie fait pas moins de… 100 kilos !

 

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Sitôt le soir venu, nous nous retrouvons, Morgane et moi, seuls sur le bateau (avec notre guide, le capitaine et le chef cuisinier) car nous avions choisis une excursion de deux jours et une nuit. Et, le moins que l’on puisse dire, est que cela valait le coup. Sauter dans l’eau depuis le navire au coucher de soleil, déguster des plats de poissons, d’huîtres, de fruits… Mais aussi, avant d’aller dormir, nous essayer à la pêche au calamar.

 

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Le lendemain, le bateau nous dépose sur une île. Accompagnés de notre guide, nous faisons un peu de vélo pour atteindre un petit village, Viet Hai, depuis lequel nous partons à pied faire un peu de marche. Au programme, nous passons par une grotte puis atteignons une ancienne propriété abandonnée, un petit coin zen où nous nous arrêtons nous reposer. L’après-midi, nous reprenons les kayaks pour découvrir d’autres lagons ainsi que la plage d’un petit îlot où nous posons les kayaks le temps de nous baigner.

Après ce petit séjour sur l’île de Cat Ba, nous avons repris le bus pour Hanoi où nous restons pendant deux jours. Le temps de revoir le père de Morgane et Tran, ainsi que de participer à un repas vietnamien en compagnie de leurs amis. Vendredi, nous avons repris notre chemin en allant au sud de Hanoi, à environ deux heures de route, pour découvrir la baie d’Ha long terrestre depuis la petite ville de Tam Coc.

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17 mai 2018

Hanoï, la ville millénaire (Jour 96 à 105)

Après avoir quitté Ha Giang, nous sommes arrivés à Hanoï le mardi 8 mai. Capitale du Vietnam, c'est une ville ancienne, fondée au XIe siècle, et dont l'histoire est parcourue de légendes.

 

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Parmi les lacs qui marquent son paysage, une histoire veut qu'un empereur ait reçu une épée au lac Hoan Kiem pour vaincre les Chinois qui envahissaient le pays. Après avoir accompli sa mission, il retourna au lac pour rendre l'épée à la tortue qui en était la gardienne. (Ci-dessus, à gauche : la pagode de la tortue, sur le lac où elle serait apparue.)

 

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Mais les histoires ne sont pas que légendes et prennent aussi une ampleur historique. C'est pourquoi, le lendemain de notre arrivé à Hanoi, nous sommes allés au musée des femmes du Vietnam. Sur plusieurs étages, le musée présente l'histoire des femmes vietnamiennes dans la sphère familiale, mais aussi le travail des marchandes itinérantes qui parcourent les rues de la capitale, le plus souvent à vélo. Elles viennent des villages et vendent nourritures ou breloques pour améliorer leurs quotidiens et permettre à leurs enfants de poursuivre leurs scolarités. Un autre étage du musée était dédié à la femme vietnamienne durant la guerre, d'abord face à la France de 1946 à 1954, puis face aux Etats-Unis jusqu'en 1975. Des vietnamiennes s'étaient enrôlées dans la guerre comme soldats mais aussi médecins ou infirmières.

 

Après cette piqure de rappel historique, nous avons découvert une autre facette de la culture vietnamienne avec un spectacle de marionnettes sur l'eau. Les marionnettes illustrent les histoires du quotidien, souvent burlesques, comme un pêcheur incapable d'attraper un poisson, mais aussi les légendes, comme des dragons crachant du feu. Pour rythmer les tableaux, des musiciens sont placés de part et d'autres de la scène.

 

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La culture a occupé, et occupe toujours, une place importante dans la ville d'Hanoï. Passage obligé : nous sommes allés au temple de la littérature. Ancien lieu d'étude confucéen fondé au XIe siècle, l'élite intellectuelle du pays y était formée. Actuellement, ce n'est plus une université mais des conférences y sont toujours données.

 

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A proximité du temple de la littérature se trouvait la pagode au pilier unique, Môt Côt. Elle est aussi au coeur de nombreuses légendes. Plusieurs panneaux sont installés à proximité. Ils présentent les actions, positifs ou négatifs, des hommes et leurs conséquences selon la religion bouddhiste. Par exemple, perséctuer un moine vous conduit en enfer pour un millier d'années.

 

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Puis, nous avons fait un petit détour par le mausolée d'Ho Chi Minh, fondateur du parti communiste vietnamien et du régime actuel au Vietnam.

Une autre sortie culturelle nous attendait, mais cette fois-ci bien différente puisqu'il s'agissait... d'Astérix et Obélix. Une exposition leur était consacrée à l'institut français de Hanoï. L'occasion aussi pour nous d'aller au cinéma dans cet institut, avec un film français et en français : "Tout en haut du monde". Dans le même quartier, nous sommes aussi passés par l’église Saint-Joseph, aux parois noires, construite sur une ancienne place.

Durant ces dix journées à Hanoï, nous avons aussi passé du temps avec des Vietnamiens. Mardi 15 mai, c'est avec Trang, une amie vietnamienne, que nous sommes allés manger, découvrant différents plats vietnamiens et la façon de les consommer. Par exemple en faisant nos propres nems !

 

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Le lendemain, nous avons passé la journée avec la famille de Tran, un ami du père de Morgane. Il vit dans la banlieue d'Hanoï avec sa femme, ses trois enfants et ses grands-parents. Nous avons été invités à partager un succulent repas que nous avons terminé en jouant au... Uno ! Puis nous sommes allés rejoindre le père de Morgane qui arrivait à l'aéroport avec saucisson sec et pâté Hénaff, dont on avait presque oublié le goût !

Mais notre séjour à Hanoï est terminé. Vendredi, nous sommes partis pour l'île de Cat Ba, à l'est de la capitale, (pour accéder à la baie d’Halong) en espérant que le temps soit de la partie !

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26 avril 2018

Au nord du Vietnam : De Sapa à la boucle d'Ha Giang (Jour 82 à 95)

De Diên Biên Phu à Sapa

 

Nous avons quitté le Laos pour le dernier pays de notre voyage : le Vietnam. Nous sommes arrivés mardi 24 avril, en début d'après-midi, à la ville frontalière de Diên Biên Phu, célèbre pour la bataille qui avait opposé les forces françaises et les forces Viêt Minh, en 1954. Nous n'y restons qu'une nuit et, le lendemain, nous partons en direction de Sapa, ville touristique du nord-ouest du Vietnam, fondée par les français en 1922.

 

Pour y aller, nous prenons un mini-bus, avec comme passagers d'autres Laotiens ainsi que... des sacs de patates et de riz, d'écorces, des fruits, des lettres, un sac de trotinettes et même un bac d'eau avec des poissons. C'est après huit heures de routes que nous arrivons à Sapa, située dans les montagnes.

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La grande place, au centre de Sapa

Après une nuit bien méritée, nous découvrons la ville, ses hôtels et restaurants pour touristes. C'était aussi l'occasion pour Charles de s'essayer au coiffeur vietnamien qui s'avérera être une bonne surprise compte tenue de l'utilisation presque exculsive du rasoir électrique.

Après quelques jours à Sapa, nous prenons les vélos pour aller, à une heure de route, au village de Ta Van. Nous y allons plus pour la vue que pour l'authenticité, car le village s'apparente à un petit disneyland. La plupart des habitations sont des hôtels ou guesthouses et les Hmongs (la minorité ethnique qui y vit), habillés dans leurs tenues traditionnelles, suivent les touristes pour leur vendre bracelets et tissus.

 

Une nouvelle boucle à scooter au départ de Ha Giang

 

Cette paranthèse fermée, nous partons ensuite pour Ha Giang, ville du nord. La région est moins touristique et propice aux ballades à scooter, à la découverte du paysage, et aux rencontres avec un peuple souriant.

 

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Une heure après avoir quitté Sapa, le mini-bus (plus si mini avec ses 35 passagers à bord) crève... une première fois, puis une deuxième. Lorsqu'il s'est agit de passer un col, le mini-bus est resté en première et, une fois arrivé en haut, crève une troisième et dernière fois. Cette fois-ci, le temps que le réparateur arrive, une famille nous héberge dans sa maison, à l'abri du soleil. Cette petite pause amicale terminée, nous arrivons finalement à Ha Giang.

 

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Un lac à côté du village communautaire

Après une nuit dans la ville, nous partons, jeudi 3 mai, à scooter pour effectuer une boucle dans le nord, à la frontière avec la Chine. Notre première étape est Tam Son. Nous y passons une nuit et, la journée, nous découvrons un village communautaire, Nam Dam, bien moins touristique que les environs de Sapa, voir pas du tout. Et petite suprise, dans cette région du nord du Vietnam, il n'est pas rare de voir les hommes porter... un béret basque ! Souvenir du protectorat français.

 

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Jeudi, nous avons continué la route, avec des paysages grandioses à perte de vue. Nous avons également eu un petit imprévu. Jamais trois sans quatre et cette fois-ci c'est la roue arrière de notre scooter qui a crevé. Heureusement, nous étions proche de la ville de Yen Minh et nous avons facilement trouvé un garagiste qui a changé la roue de notre monture, prête désormais à poursuivre son périple dans les montagnes !

 

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Samedi, nous sommes allés dans un petit palais, perdu dans le creux des montagnes, à l'écart des routes. Il a été construit au début du XXe siècle par un riche marchand et cultivateur, Sa Phin, qui a fait fortune dans la vente d'opium principalement, une plante toujours cultivée dans la région par certaines ethnies. L'architecture est d'influence chinoise, en contraste avec les maisons vietnamiennes.

 

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Après cinq jours de boucle, nous avons découvert des paysages incroyables avec les collines escarpées, les roches noires qui parsèment le décor, avec des routes de montagne plus ou moins cahoteuses qui se perdent dans la brume. La plantation est difficile dans cette région tant le sol est rocheux, ainsi, les champs sont cultivés en plateau, partout où cela est possible, même à flanc de montagne avec des dénivelés extrêmes. Mais plusieurs communautés ont dompté ce lieu. Majoritairement d'origines chinoises, les membres de ces ethnies sont vêtus de tissus colorés ce qui permet de les distinguer au loin dans les montagnes. Les femmes font de nombreux kilomètres à pied, chaque jour, pour aller du village aux champs ou bien sur les marchés. Un véritable retour dans le temps. Les scooters se font rares et c'est à la force des buffles et des araires, un instrument de bois ancêtre de la charrue, que sont creusés les sillons dans la terre humide des champs.

 

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21 avril 2018

Bonne année 2561 ! Jour 69 à 81

Un nouvel an qui s'arrose à Luang Prabang

Après un bref arrêt à Vientiane, capitale du Laos, nous avons poursuivi notre route vers le nord, jusqu’à Luang Prabang. C’est l’une des principales villes du Laos et une ancienne capitale royale, entourée par le Mékong, la Nam Kang et les montagnes. Nous y sommes arrivés le 11 au soir, peu de temps avant le nouvel an bouddhiste, appelé "Pii Mai", dont les festivités commencent le 13 et se terminent le 20 avril. Les principales journées sont les 14, 15 et 16, trois jours durant lesquels les Laotiens font la fête.

 

Mais Pii Mai signifie aussi « fête de l’eau », et cela prend très vite tout son sens dès que l’on sort dans la rue. Pistolets à eau, seaux d’eau ou même tuyaux d’arrosage, les laotiens attendent de pied ferme quiconque passera à côté d’eux pour l’arroser copieusement. De petites piscines gonflables sont même posées sur les trottoirs pour que les enfants s’y baignent et pour que les passants puissent  recharger les pistolets et bombes à eau. Voitures, scooters mais aussi piétons en ont fait les frais, car même les personnes âgées sont de la partie. Les nombreux pick-up que conduisent les laotiens sont aussi utilisés à cette fin puisqu’ils sont plusieurs à l’arrière, à lancer de l’eau pendant que le véhicule avance.

 

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Samedi, c’est à bord d’un petit bateau que nous sommes allés sur un banc de sable du Mékong, premier endroit d’où partent les festivités du nouvel an à proximité de Luang Prabang. Ce petit bout de terre émergé est semblable à une plage avec son sable et les « châteaux de sable » des laotiens. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de châteaux, mais de temples (plus précisément des stupas), recouverts ensuite d’une farine blanche, et sur lequel des bâtons d’encens sont plantés, ainsi qu’un autre bâton avec des dessins d’animaux symbolisant les différentes années. Cette année, 2018 ou 2561 selon le calendrier bouddhiste, c’est l’année du chien.

 

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Dimanche, le défilé du nouvel an se déroulait dans la rue principale. Les chars étaient précédés ou suivis d’un groupe de personne, chacun représentant une enseigne ou un groupe ; écoles d’arts martiaux, écoles scolaires, entreprises ou associations… Les moines sont aussi très nombreux à défiler. Certains laotiens défilent en tenue traditionnelle tandis que des musiciens et danseurs agrémentent le spectacle.

 

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Une parade de lanterne s’est tenue le lendemain, pour la dernière des trois journées de fête, à la nuit tombée. Descendant d’un temple situé sur la colline de Luang Prabang, réputé pour son point de vu spectaculaire, des jeunes laotiens ont porté un dragon et des lanternes jusqu’à un autre temple, situé plus bas, au son des musiques traditionnelles.

 

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Les jours suivants, mardi 17 et mercredi 18 avril, Luang Prabang a retrouvé son calme. Nous en avons profité pour nous balader et découvrir la vieille ville, sans les jets d’eau cette fois-ci. Nous avons d’ailleurs eu un coup de cœur pour cet endroit, regorgeant de petites surprises ; on retiendra le petit pont de bambou ou encore le fameux bar, Utopia, situé au bord du Mékong.

 

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D’ailleurs, les environs de la ville valent aussi le détour, et tout particulièrement la sublime cascade de Kuang Si. Un endroit chargé de légende.

 

Entre pêche et montagnes : Nong Khiaw et Muang Ngoy

Jeudi, nous quittions Luang Prabang pour continuer toujours un peu plus vers le nord du Laos pour Nong Khiaw, petit village bordé par la rivière Nam Ou, qui a connu d'intenses bombardements pendant la guerre du Vietnam. En quelques minutes, nous faisons le tour du village, entouré de part et d’autre des montagnes. L’occasion de nous relaxer après l’agitation de ces derniers jours.

 

Montage_TrekUne vue à 360° depuis Phadeng Peak

Le lendemain, avec Mathilde et Valérian, nous avons faits un trek de deux heures pour aller jusqu’au sommet d’une des collines environnantes, d’où on dispose d’une vue à 360 degrés sur les environs. Mais pour y accéder, ce n’est pas de tout repos et parfois il faut s’aider d’une corde pour se hisser vers le haut.

 

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Samedi, c’est à bord d’un bateau que nous avons remonté la rivière Nam Ou pour atteindre un village uniquement accessible par l’eau : Muang Ngoy.

 

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Cette petite halte d’une nuit nous a permis de nous essayer… à la pêche, accompagnés d’un Laotien. Et pas de n’importe quelle manière puisqu’il s’agit de pêche au filet. Nous avons ensuite dégusté, sur un banc de sable, les prises du Laotien, grillées sur un feu de bois, car de notre côté, aucune prise !

 

Laos

Mais la fin de notre séjour au Laos arrive à son terme, et lundi nous avons remonté le fleuve jusqu’au village de Muang Khua, d’où nous sommes partis, le lendemain, pour le Vietnam. Dernier pays de notre périple que nous parcourons du nord au sud pour une durée de deux mois !

 

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12 avril 2018

Les boucles à scooter du sud-Laos : Jour 57 à 68

N. B. : La connexion internet au Laos étant très limitée, c'est avec un peu de retard que nous postons le nouvel article du blog :)

 

Le plateau des Bolavens et ses rencontres

Après ce petit séjour aux 4.000 îles, nous sommes partis, vendredi 30 mars, à Paksé ville un peu plus au nord bordée par le Mékong. C’est le point de départ d’une boucle sur le plateau des Bolavens, connu pour ses nombreuses cascades. Dès le lendemain, nous sommes partis sur nos scooters avec trois autres français, Mathilde, Valérian et Max, rencontrés lors de notre aventureuse sortie kayak (aux 4.000 îles), qui ont un parcours similaire au nôtre pour le Laos.

 

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En fin de journée, nous sommes allés nous baigner dans une cascade, à Tad Lo, où les Laotiens viennent aussi se rafraîchir, à proximité de notre arrêt pour la nuit : la Palamei Guesthouse. Charmés par l’endroit, nous décidons d’y rester une deuxième nuit.

 

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En effet, chaque soir, la guesthouse propose de participer à la préparation du repas servis ensuite aux voyageurs et à la famille laotienne qui gère cet endroit, autour d’une grande table. D’autant que le propriétaire compte pas moins de neuf enfants, qu’il a, pour la plupart, adoptés alors qu’ils étaient abandonnés ou orphelins. Lui-même orphelin, il veut leur accorder un meilleur avenir en leur permettant d’aller à l’école ou en accueillant une professeure d’anglais volontaire pour qu’ils en apprennent la langue.

Une autre rencontre très humaine a eu lieu le lendemain, dimanche, avec M. Hook, guide du village animiste à Kok Phoung Tai (la croyance dans les esprits de la forêt et des animaux). L’ethnie a laquelle il appartient est originaire de l’Inde. D’abord nomades, ils s’installeront au Cambodge mais devront fuir le pays lors de la colonisation française. Installés ensuite à la frontière vietnamienne, ils devront la quitter lors de la guerre avec les Etats-Unis, les conduisant ainsi au Laos. Leur croyance est essentiellement basée sur la nature et ce qui les entoure. Le chef du village est appelé le gourou, connaisseur des coutumes et traditions et capable de magie. Il existe ensuite les shamans, qui pratiquent la médecine par les plantes et les mediums, des femmes possédées par des esprits.

 

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M. Hook est l’un des seuls de son village à être allé à l’école, par « feignantise » selon lui pour éviter de travailler au village. Pourtant, il y restera près de huit ans, et cela bien que ses parents essaient de l’en empêcher. Etant l’un des rares à parler anglais, il décide d’accueillir les touristes. Une opportunité, pour lui, d’assurer un revenu au village mais aussi de faire découvrir le monde extérieur à ses habitants. En effet, certains ne quittent le village qu’une fois par an, pour aller au marché d’à côté. D’ailleurs, pour les habitants, nous, voyageurs, venons d’un même pays, l’USA, et si nous avons les cheveux blonds, c’est à cause du vin que nous buvons, les yeux bleus à cause du soda et si nous sommes grands c’est à cause des baguettes de pain que nous mangeons. Comme ils ne croient que ce qu’ils voient, ils affirment également que la terre est plate et que c’est le soleil qui tourne autour de la terre.

Au cours de la visite, Mr Hook s’est essentiellement attardé sur leur principale activité, la plantation de café, qu’ils servent ensuite aux touristes dans… du bambou. Il nous a ainsi expliqué les ficelles de l’exploitation du café, en passant par les types, les origines ou les périodes propices à la plantation.

 

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Le lendemain, lundi, nous enfourchons à nouveau nos scooters pour terminer la boucle du plateau des Bolavens. Après une route longue et qui s’apparente plus à un chemin de terre traversant les villages du centre du plateau, nous découvrons une autre cascade, haute de 80 mètres. Puis, dernier arrêt avant de quitter le plateau, une cascade plus petite, Thamchampy, mais entourée de végétations, et qui ferait presque penser à un film d’aventure. D’ailleurs, nous avons emprunté une petite embarcation de fortune, tirée par une corde, pour aller jusqu’au pied de la cascade.

 

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Après cette dernière étape, nous retournons à Paksé. Mais dès le lendemain, nous prenons un bus pour continuer notre route vers le nord, avec Thakhek, qui comprend aussi une boucle à faire en scooter.

 

 La nature sauvage de Thakhek

 

Nous ne nous arrêtons que le temps d’une nuit, à Thakhek. Mardi, nous déposons nos affaires à l’agence de scooter et partons ensuite sur nos montures mécaniques pour effectuer une nouvelle boucle, plus grande que la précédente. Mais pour quitter Thakhek, nous jouons au chat et à la souris. L’agence nous a donné une carte indiquant la route à suivre pour éviter les nombreux contrôles policiers qui ont l’amende facile.

 

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Nous arrivons dans l’après-midi à notre première auberge, la Sabaidee guesthouse, après avoir serpenté à scooter dans les routes montagneuses pendant plusieurs heures. Une petite pause bien méritée qui nous permettra de nous exercer à la pétanque de l’auberge avec Mathilde, Max et Valérian. La convivialité était au rendez-vous ; autour d’un grand feu, nous avons profité du BBQ qui nous était proposé.

 

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Le lendemain, mercredi, nous sommes partis nous baigner aux Cool Spings, une piscine naturelle au pied des collines où les laotiens viennent pique-niquer et profiter de la fraîcheur de l’eau, se jetant des rochers. Nous nous sommes aussi laissés tenter par la liane à laquelle s’accrochent les laotiens pour se balancer et atterrir dans l’eau (avec plus ou moins de succès quant à l’imitation de Tarzan).

 

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Jeudi, une autre aventure nous attendait : la grotte de Konglor. Sur de petites barques de pêcheur, nous avons parcourus sept kilomètres, à l’intérieur de la grotte, dans une obscurité presque totale à l’exception de la lueur de nos lampes torches, bien faible en comparaison du gigantisme de la grotte.

 

 

Il nous faudra deux autres journées pour terminer la boucle de Thakhek, le mauvais temps étant de la partie. Notre dernier arrêt sera une autre grotte, plus petite, celle de Xieng Liap. Cette fois, pas de bateau. Munis de nos lampes torches, nous faisons un peu d’escalade et de marche à l’intérieur, jusqu’à déboucher, quelques minutes plus tard, sur quelques collines boisées et une petite plaine.

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Après ce grand air frais lors des deux boucles, nous continuons vers le nord, cette fois-ci dans les villes, pour fêter le nouvel an bouddhiste. Prochain article en l’an 2561 !

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31 mars 2018

Le Laos, le "pays au million d'éléphants" (4 000 îles) : Jour 53 à 56

Après un mini-bus, un bus, un deuxième bus, un semi-remorque et un bateau, nous sommes arrivés aux 4.000 îles, au Laos, laissant le Cambodge derrière nous. Plus précisément, nous sommes sur l’île de Don Det, plus petite que ses voisines.

 

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Pour notre première journée sur l’île, nous avons emprunté le chemin en terre qui en fait le tour. Loin du bruit de la ville de Siem Reap et de l’agitation dans les ruines d’Angkor, nous avons apprécié le calme de Don Det. Il y a peu de touristes à cette période et peu de maisons, ce qui nous a permis d'admirer le paysage : les rizières à sec en cette saison la plus chaude de l’année (les températures atteignent les 40 degrés en avril), les petits ponts en bois bricolés, les animaux de ferme ou les petites embarcations de pêcheurs qui parcourent le Mékong. Nous avons justement pu voir, à la nuit tombée, un pêcheur sur sa barque muni d’une lampe frontale et d’un harpon artisanal attraper des poissons.

 

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Mercredi, nous avons quitté notre bungalow sur pilotis pour la journée. Et c’est sur des kayaks que nous sommes partis à l’aventure sur le Mékong, avec d’autres voyageurs. Après plusieurs rapides (et un dessalage en kayak), nous sommes allés, à pied, découvrir les cascades de Khonphapheng. Après une pause déjeuner bien méritée, à midi, sur les bords du fleuve, nous sommes repartis, avec plus de rapides encore. Après tous ces efforts, nous avons poursuivi sur le Mékong mais avec plus de facilité : à bord de petites barques de pêcheurs pour apercevoir les dauphins d’eau douce (Ci-dessus, en bas à gauche). Une espèce en danger puisqu’ils ne sont plus que six dans le Mékong.

 

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Le lendemain, nous avons troqué nos kayaks pour des vélos. Notre objectif était de découvrir l’île au sud de la nôtre, Don Khon, reliée par « Le vieux pont français ». Nous avons pu admirer les cascades de Li phi, encore plus impressionnantes que celles que nous avions vu la veille car beaucoup plus vastes.

 

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Avant de retrouver un couple de français pour discuter voyage, nous avons croisé le chemin de petits garçons avec un oiseau qu’ils avaient attrapé et qu’ils semblaient vouloir remettre sur pattes.

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Notre petit séjour sur les 4.000 îles arrive à sa fin. Vendredi, nous montons un petit peu plus au nord, à Pakse.

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23 mars 2018

Les ruines d'Angkor (Siem Reap) : Jour 44 à 52

Selon notre application de voyage, il nous fallait six heures pour aller de Sihanoukville à Siem Reap, notre nouvelle destination. Mais c'était sans compter avec les routes cambodgiennes. Ici pas d'autouroute, les routes principales sont les rares à être goudronnées et ne comportent le plus souvent que deux voies. Ainsi, pour parcourir nos 500 km, il nous aura fallu 14h. Ce qui nous a permis de voir du paysage mais aussi de découvrir les clips d'amour cambodgiens qui passaient en boucle à la télévision du bus.

 

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Remis de cette aventure musicale, nous sommes allés découvrir la ville de Siem Reap le lendemain de notre arrivée, dimanche 18 mars. C'est la ville la plus touristique du Cambodge. Nous avons pu le constater aux nombreux tuktuks et occidentaux dans les rues, mais aussi aux hôtels, même de luxes, qui bradent leurs prix tant la concurrence est féroce. Car Siem Reap est la ville la plus proche des ruines d'Angkor, classées au patrimoine mondial de l'Unesco, et que plus d'un million de visiteurs découvrent chaque année.

 

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Première étape, lundi, avec le musée d'Angkor pour en apprendre un peu plus sur l'histoire de ce parc archéologique. Angkor est une ancienne capitale de l'empire Khmer qui a régné pendant près de quatre siècles, du 9e au 13e siècle. L'empire d'Angkor était bien plus vaste que le Cambodge actuel puisqu'il comprenait le Laos, la Thaïlande, une partie du Vietnam et de la Birmanie. Nous avons aussi pu nous rendre compte des diverses influences exercées sur l'empire Khmer, notamment hindouiste et bouddhiste.

 

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C'est à vélo, mardi, que nous avons passé notre première journée à Angkor. Partis en début de matinée, nous sommes restés la journée entière avec, au programme, Angkor Wat, le plus grand temple de l'ancienne capitale Khmer. Mais notre coup de coeur de la journée est allé à un tout autre lieu, situé un peu plus au nord : Bayon avec ses tours aux visages de Bouddha.

 

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Le lendemain, nous enfourchons de nouveau nos bicyclettes pour aller à Angkor Thom, l'ancienne ville, avec son imposante terrasse dite "des éléphants", Ta keo (un temple à forme pyramidale), ou le lac de Srah Srang.

 

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Il faut savoir que le meilleur moment pour admirer Angkor Wat est à l'aube, lorsque le soleil apparaît derrière ses tours. C'est le seul temple qui tourne le dos au soleil et permet d'avoir une telle vue, que nous avons pu admirer samedi. Mais cette fois-ci, sans les vélos car il nous fallait partir à 4h30 du matin et c'est à bord d'un tuktuk que nous avons fait la route. Vers 5h du matin, lorsque le temple a ouvert, nous avons pu nous placer devant un des étangs pour admirer l'aube et le reflet d'Angkor Wat. Après ce lever de soleil, le tuktuk nous a emmené au temple de Ta Prohm.

 

 

 

Si le nom de ce temple ne vous dit rien, vous l'avez peut-être vu au cinéma dans le film "Tomb Raider" avec Angelina Jolie dans le rôle de Lara Croft.

 

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C'est probablement le temple qui nous a le plus marqué avec des arbres aux racines ruisselantes sur la pierre et transperçant les murs. Ce temple étant très prisé des touristes, il s'agissait de pouvoir en profiter avec le moins de monde possible. Raison pour laquelle nous y étions de pied ferme à l'ouverture. Nous avons terminé la visite avec des endroits moins fréquentés mais tout aussi charmants, tels que Preah Khan (en haut à gauche de la photo).

C'était notre dernière étape au Cambodge puisque lundi nous partons pour les 4.000 îles, au Laos, surnommé le "Royaume au million d'éléphants".

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