Un nouvel an qui s'arrose à Luang Prabang

Après un bref arrêt à Vientiane, capitale du Laos, nous avons poursuivi notre route vers le nord, jusqu’à Luang Prabang. C’est l’une des principales villes du Laos et une ancienne capitale royale, entourée par le Mékong, la Nam Kang et les montagnes. Nous y sommes arrivés le 11 au soir, peu de temps avant le nouvel an bouddhiste, appelé "Pii Mai", dont les festivités commencent le 13 et se terminent le 20 avril. Les principales journées sont les 14, 15 et 16, trois jours durant lesquels les Laotiens font la fête.

 

Mais Pii Mai signifie aussi « fête de l’eau », et cela prend très vite tout son sens dès que l’on sort dans la rue. Pistolets à eau, seaux d’eau ou même tuyaux d’arrosage, les laotiens attendent de pied ferme quiconque passera à côté d’eux pour l’arroser copieusement. De petites piscines gonflables sont même posées sur les trottoirs pour que les enfants s’y baignent et pour que les passants puissent  recharger les pistolets et bombes à eau. Voitures, scooters mais aussi piétons en ont fait les frais, car même les personnes âgées sont de la partie. Les nombreux pick-up que conduisent les laotiens sont aussi utilisés à cette fin puisqu’ils sont plusieurs à l’arrière, à lancer de l’eau pendant que le véhicule avance.

 

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Samedi, c’est à bord d’un petit bateau que nous sommes allés sur un banc de sable du Mékong, premier endroit d’où partent les festivités du nouvel an à proximité de Luang Prabang. Ce petit bout de terre émergé est semblable à une plage avec son sable et les « châteaux de sable » des laotiens. Sauf qu’ici, il ne s’agit pas de châteaux, mais de temples (plus précisément des stupas), recouverts ensuite d’une farine blanche, et sur lequel des bâtons d’encens sont plantés, ainsi qu’un autre bâton avec des dessins d’animaux symbolisant les différentes années. Cette année, 2018 ou 2561 selon le calendrier bouddhiste, c’est l’année du chien.

 

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Dimanche, le défilé du nouvel an se déroulait dans la rue principale. Les chars étaient précédés ou suivis d’un groupe de personne, chacun représentant une enseigne ou un groupe ; écoles d’arts martiaux, écoles scolaires, entreprises ou associations… Les moines sont aussi très nombreux à défiler. Certains laotiens défilent en tenue traditionnelle tandis que des musiciens et danseurs agrémentent le spectacle.

 

Montage_VuePoint de vue de la colline Phou Si

Une parade de lanterne s’est tenue le lendemain, pour la dernière des trois journées de fête, à la nuit tombée. Descendant d’un temple situé sur la colline de Luang Prabang, réputé pour son point de vu spectaculaire, des jeunes laotiens ont porté un dragon et des lanternes jusqu’à un autre temple, situé plus bas, au son des musiques traditionnelles.

 

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Les jours suivants, mardi 17 et mercredi 18 avril, Luang Prabang a retrouvé son calme. Nous en avons profité pour nous balader et découvrir la vieille ville, sans les jets d’eau cette fois-ci. Nous avons d’ailleurs eu un coup de cœur pour cet endroit, regorgeant de petites surprises ; on retiendra le petit pont de bambou ou encore le fameux bar, Utopia, situé au bord du Mékong.

 

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D’ailleurs, les environs de la ville valent aussi le détour, et tout particulièrement la sublime cascade de Kuang Si. Un endroit chargé de légende.

 

Entre pêche et montagnes : Nong Khiaw et Muang Ngoy

Jeudi, nous quittions Luang Prabang pour continuer toujours un peu plus vers le nord du Laos pour Nong Khiaw, petit village bordé par la rivière Nam Ou, qui a connu d'intenses bombardements pendant la guerre du Vietnam. En quelques minutes, nous faisons le tour du village, entouré de part et d’autre des montagnes. L’occasion de nous relaxer après l’agitation de ces derniers jours.

 

Montage_TrekUne vue à 360° depuis Phadeng Peak

Le lendemain, avec Mathilde et Valérian, nous avons faits un trek de deux heures pour aller jusqu’au sommet d’une des collines environnantes, d’où on dispose d’une vue à 360 degrés sur les environs. Mais pour y accéder, ce n’est pas de tout repos et parfois il faut s’aider d’une corde pour se hisser vers le haut.

 

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Samedi, c’est à bord d’un bateau que nous avons remonté la rivière Nam Ou pour atteindre un village uniquement accessible par l’eau : Muang Ngoy.

 

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Cette petite halte d’une nuit nous a permis de nous essayer… à la pêche, accompagnés d’un Laotien. Et pas de n’importe quelle manière puisqu’il s’agit de pêche au filet. Nous avons ensuite dégusté, sur un banc de sable, les prises du Laotien, grillées sur un feu de bois, car de notre côté, aucune prise !

 

Laos

Mais la fin de notre séjour au Laos arrive à son terme, et lundi nous avons remonté le fleuve jusqu’au village de Muang Khua, d’où nous sommes partis, le lendemain, pour le Vietnam. Dernier pays de notre périple que nous parcourons du nord au sud pour une durée de deux mois !